Une conversation avec Giordano Dichter, fondateur de FlopAcademy

Qu’est-ce qui vous a décidé à démarrer FlopAcademy?

La décision de créer la FlopAcademy vient de mon expérience personnelle. J’ai lancé une startup qui n’a pas eu de succès, et je portais les stigmates de “l’entrepreneur râté” en Europe. C’était ridicule: c’est le seul regard que les gens portent sur vous quand vous avez échoué en tant qu’entrepreneur.

Par conséquent, notre volonté et notre mission consistent à former la jeune génération ou les futures leader à accepter l’échec. On ne peut y arriver qu’en leur enseignant à un jeune âge la manière dont les entrepreneurs parlent, agissent et pensent.

Pourquoi est-ce important pour les jeunes d’être en contact avec l’entrepreunariat?

Je pense qu’il est absolument fondamental que l’entrepreunariat soit intégré à la formation des enfants le plus tôt possible. L’acquisition d’un état d’esprit lié à l’entrepreunariat doit être facilité chez les enfants dès leur plus jeune âge. C’est pour cette raison que nos camps et nos cours s’adressent concrètement aux jeunes entre 12 et 16 ans.

Quels sont les bénéfices que les jeunes tirent de ce programme?

Les jeunes bénéficient d’une introduction au process entrepreunarial. Nous le faisons en stimulant leur créativité et en réfléchissant à des solutions répondant aux défis particuliers que nous leur lançons. Nous nourrissons cette stimulation liée au démarrage d’une nouvelle entreprise en collectant les commentaires du marché, en allant dans la rue, en utilisant les réseaux sociaux ou en nous rendant dans un fablab pour qu’ils puissent concevoir le prototype de leur solution.

Bien sûr on ne peut pas en garantir le succès. Dans le monde réel, seuls 7% des solutions innovantes deviennent par la suite des start-ups florissantes. On s’attend donc au même pourcentage de réussite lorsqu’on stimule les jeunes. Peut-être qu’ils subiront un échec en fin de parcours, mais c’est comme ça. Il faut  s’habituer à l’échec et apprendre de ses expériences pour aller de l’avant.

Quelles sont les différentes formules proposées par la FlopAcademy?

Nous avons conçu divers programmes. Nous avons le programme principal, le “FlopCamp”: il s’agit d’un cursus intensif de 5 jours, de 9h30 à 16h30, pendant lequel les enfants simulent la création d’une start-up.

Nous avons aussi les “FlopClass” qui s’étale sur 10 demi-journées et couvrent l’intégralité du programme.

Et enfin nous avons le “Flop&Go” qui est plus personnalisé et coaché pour des équipes individuelles qui ont besoin de soutien. Il est important de souligner que ce programme a été conçu en collaboration avec des conseillers, c’est à dire des jeunes de 12 à 16 ans. Ils ont leur mot à dire sur la manière dont le programme doit être mis en place afin de mieux répondre à leurs besoins.

Envisagez-vous d’ouvrir de nouveaux campus hors de Bruxelles?

Et bien, nous démarrons tout juste à Bruxelles et nous espérons que la FlopAcademy va bien s’implanter et avoir un impact significatif dans cette région. On envisage bien sûr de s’étendre à d’autres villes, en commençant par des partenariats avec un ensemble d’acteurs-clés.

Que faut-il faire pour entrer à la FlopAcademy?

Il n’y a aucune exigence particulière pour assister à un cursus et à un FlopCamp. Nous nous adressons aux jeunes de 12-16 ans. La seule réelle obligation est de faire preuve de créativité.

Quel conseil donneriez-vous à un ado entrepreneur?

Mon conseil serait: n’aie pas peur d’échouer, et mets tes idées brillantes en action.

L’acquisition d’un état d’esprit lié à l’entrepreunariat doit être facilité chez les enfants dès leur plus jeune âge.

Giordano Dichter

Fondateur de FlopAcademy, FlopAcademy

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